Romans lesbiens

Au sommaire de cette page vous pourrez trouver les romans lesbiens. Tous ont pour thème central l’homosexualité féminine.

Une parenthèse enchantée, classé comme le meilleur  des romans lesbiens par les lecteur.rice.s, a rencontré un tel succès à sa parution qu’une suite a été donnée à cette histoire d‘amour homosexuel entre femmes.

En 2017,  Mila Valls, lectrice, auteure et poète a traduit en russe un de ces romans lesbiens en ligne  Примечание редактора (Note de la claviste).

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glaces gourmandes
Une parenthèse enchantée - Tome 1

Lisa n’avait pas vu qu’à cet endroit le trottoir était défectueux par un trou dans la chaussée qui rendait sa descente périlleuse. Par ailleurs absorbée dans ses pensées, elle ne vit pas la passante lui faire des signes pour lui signaler le danger. Mais trop tard ! Une douleur fulgurante l’arracha de sa rêverie, son pied gauche avait glissé dans le nid de poule, tordant du même coup sa cheville. Un cri puis des petits sauts sur sa jambe valide, Lisa devait absolument s’asseoir car un malaise vagal l’envahissait. Des sifflements dans les oreilles, une sueur froide lui parcourant le dos et le torse, la sensation de la perte de connaissance imminente, le trou noir enfin.

Quand elle reprit connaissance, les pompiers s’activaient autour d’elle. L’inconnue avait appelé les secours et était restée à ses côtés alors que le médecin diagnostiquait une fracture de la malléole. Rapidement il ordonna un transfert à l’hôpital le plus proche pour effectuer les premiers soins d’urgence.

Une parenthèse enchantée - Tome 2
Une parenthèse enchantée - Tome 2

Pascale aurait dû ouvrir un dictionnaire avant de parler de parenthèse enchantée. En effet elle y aurait découvert ses nombreux sens. Dont celui-là : Ce qui est à côté, en dehors de l’essentiel, du cours normal des choses, des événements.

Sa relation avec Célia aussi incandescente soit-elle ne s’était pas encore frottée au quotidien. A part aller très vite, trop vite, Pascale imaginait assez mal sa nouvelle vie. C’est que sa petite routine avec Lisa elle y tenait. Sinon elle ne s’y serait pas installée. Aussi durant tout le chemin de retour, Pascale rumina ses pensées. Changer de boulot, quitter sa contrée, voir disparaitre à jamais de sa vie Lisa commençait à prendre un tour anxiogène.

Finalement elle se demandait si elle était faite pour la passion amoureuse. Elle ne s’en sentait en particulier ni l’étoffe ni l’énergie. 

Amour virtuel, amour réel
Amour virtuel, amour réel

Depuis combien de temps n’avaient-elles pas fait l’amour ? Quatre mois, six ? Clara fouillait sa mémoire tout en sirotant son troisième whisky. Sa pensée était ralentie, son regard lourd. Elle glissa dans le canapé pour se lover entre les coussins, elle réfléchissait mieux allongée. C’était quand ? En couple avec la même femme depuis douze ans, leur désir mutuel s’était éteint à petit feu. Clara souriait aux anges. Elle revoyait Katy lors de leur première rencontre, sa longue chevelure blonde, épaisse et lumineuse, son port altier et léonin. Il se dégageait d’elle un magnétisme qui attirait sur elle tous les regards. Clara avait été hypnotisée par son regard noir, son sourire carnassier. Sans être belle, Katy avait un charme puissant qui l’avait fait succomber en une seconde.

La suite avait été moins romantique. Passé le cap du coup de foudre physique, Katy s’était révélée assez décevante sur le plan sexuel. Elle n’aimait pas ça et Clara plus d’une fois avait eu le sentiment d’une immense trahison, d’une promesse non tenue…

Assumation
Assumation

Le taxi venait de s’arrêter dans la cour du château. Les traits tirés par le long voyage en train, Louise se sentit tout d’un coup défaillir. En effet elle n’avait pas imaginé un seul instant que son séjour en maison de repos, de surcroît pris en charge par la sécurité sociale, se passerait dans un lieu aussi prestigieux. Le plus difficile maintenant était de descendre de la voiture et de régler les formalités administratives. Heureusement le chauffeur avait, grâce au pourboire, poussé l’amabilité jusqu’à lui porter sa valise dans le hall d’entrée. En la quittant il la salua et lui remit sa carte de visite. Quand elle se sentirait mieux, peut-être aurait-elle envie aussi de visiter la région.

Louise le remercia sans pouvoir néanmoins imaginer l’utilité réelle de la carte. Elle souffrait de dépression et c’est son médecin qui, avec son accord, avait organisé cette hospitalisation.

J'en veux encore
J'en veux encore

Un après-midi au parc. La municipalité dans le cadre de son jumelage avait organisé un concours de chorales d’amateurs. Ambre, ajointe à la mairie en charge de la culture, avec Bob son homologue américain avaient mis un an à monter ce projet.

C’était un spectacle gratuit qui rassemblait musiciens et chanteurs des deux continents. Tous les soirs à 18 heures durant une heure, elles se relayaient chaque jour durant tout le mois de juillet dans le jardin public, au kiosque à musique. Ensuite chaque auditeur disposait d’une heure pour élire la chorale de son choix. Que la meilleure gagne.

Aussi pour la population voir débarquer ces chorales américaines en France, c’était l’attraction. La ville était située près d’un parc d’attractions à thèmes dont les héros étaient ceux de célèbres dessins animés américains.

orage
Laisser passer l'orage - Tome 1

« Jess lève-toi ! Tu vas être en retard au lycée, » lança Vanessa, sa mère, depuis la cuisine où elle s’activait à préparer le petit déjeuner.

Malgré le ton autoritaire, ce rappel resta sans réponse. Jess tira la couette jusque sous son nez alors qu’elle avait cours toute la journée. Seulement aujourd’hui c’était au-dessus de ses forces. Impossible de se motiver. Vanessa, inquiète de ce comportement inhabituel décida d’aller voir. Elle frappa à la porte et sans réponse de Jess, entra.

La pièce était plongée dans le noir. Aussi Vanessa appuya sur l’interrupteur ce qui eut pour effet de déclencher un cri perçant de Jess. « Éteins, ça me brûle les yeux ! »

Pour ne pas la contrarier sa mère lui obéit puis s’assit sur le bord du lit tout en caressant doucement les cheveux de sa fille.

Jazz
Laisser passer l'orage - Tome 2

Mardi matin. Pauline laissa un mot pour la femme de ménage afin de lui dire que dorénavant il y aurait la deuxième chambre à nettoyer. Pour le moment elles continueraient à faire chambre à part. En effet Pauline était insomniaque. Afin de terminer sa nuit sans avoir à ruminer les problèmes professionnels elle lisait ou regardait la télévision.

Elles étaient aussi passées au tutoiement. Cependant pour l’agence, leur relation n’étant pas encore officielle elles garderaient le vouvoiement. Quant à la voiture, Jess et Pauline continueraient à prendre chacune la leur. Leur activité leur occasionnait de nombreux déplacements. Finalement le seul changement visible était la nouvelle tenue de Jess. Costume et chemise habillée, plus rien à voir avec ses tenues adolescentes.

Pauline ne put s’empêcher de la complimenter pour son élégance. Elle dut aussi se faire violence pour ne pas lui faire l’amour car la vision de son amante déclencha en elle une pulsion difficilement contrôlable.

Note de la claviste
Note de la claviste

« Je te quitte Véra. Je ne t’aime plus. C’est fini entre nous ! » dit Barbara en la fixant droit dans les yeux.

Véra finissait de se rhabiller car elles venaient de faire l’amour dans une chambre d’hôtel. Le lieu lui avait paru sinistre à l’entrée mais là il lui paraissait carrément ressembler à l’enfer. Pourquoi cette rupture ? Et pourquoi ici ? Pourquoi avoir fait l’amour ?

« Je veux que tu gardes un bon souvenir de notre séparation. C’est pour cela que je ne t’ai rien dit toute à l’heure quand tu en avais envie. Mais je n’en peux plus de notre vie. En effet je n’en peux plus de passer après tes malades, de passer les week-ends seule parce que tu es de garde. Ou alors de te regarder dormir l’après-midi alors qu’il y aurait mille choses plus intéressantes à faire. Je n’en peux plus de faire l’amour dans ces hôtels minables entre deux rendez-vous parce que sinon il y a bien longtemps que nous n’aurions plus de sexualité…

Secrets de famille
Secrets de famille

Jade regarda sa montre. Il lui restait deux heures pour tout boucler. Ses affaires étaient prêtes. Elle ne devait surtout rien oublier. L’ordinateur, la tablette, le téléphone portable ainsi que les cordons, les batteries de rechanges et bien sûr les disques durs externes. Ensuite bien vérifier que tout était rangé et propre, la poubelle vidée. En effet Jade partait pour un mois dans la villa familiale pour les vacances d’été.

En fait vacances c’était vite dit. Jade quittait la ville pour la campagne. Même si la piscine et le beau temps assuré donnait un air de farniente, ces congés seraient studieux. De toute manière Camille ne manquerait pas de l’appeler plusieurs fois par jour pour le lui rappeler. Jade et Camille avaient toutes les deux 26 ans. Elles étaient donc jeunes et se lançaient à corps perdus dans la création de leur start-up.

Secrets de famille - 2

Lundi 13 janvier 1992 – ENTRETIEN AVEC LA PSYCHIATRE

« Raptus suicidaire ». La psychiatre m’a dit que la thérapie allait entrainer de nombreuses crises d’angoisses et le risque était le raptus suicidaire. C’est pourquoi une seule de ses consœurs a accepté de me prendre. J’avais rendez-vous avec elle demain. Par ailleurs compte-tenu de ce qui s’était passé un homme était contre-indiqué, il y aurait trop de résistances.

D’autre part la psychiatre n’était pas très chaude pour que je m’installe seule même si mes parents ne sont pas loin. Au moins à l’hôtel il y a quelqu’un si jamais je me sens mal y compris la nuit avec le veilleur. Elle va appeler mon père et revoir avec lui les modalités de mon emménagement.

ciseaux
Une drôle de fille

Emma était entrée sans hésiter dans le salon de coiffure. Les prix affichés défiaient aussi toute concurrence mais surtout il n’y avait personne. Emma avait le cheveu châtain, épais et raide et sa coupe court nécessitait un entretien régulier si elle voulait en effet avoir de la tenue. Comme elle avait également en horreur d’attendre, c’est ainsi qu’elle avait opté pour le nomadisme capillaire. Inutile de chercher à la fidéliser car elle allait toujours au moins cher mais surtout au plus désert.

Son métier de visiteuse médicale lui permettait cette liberté qui était aussi son luxe. Elle comptait bien en profiter. Et dans tous les domaines. Aussi calquait-elle sa vie affective sur son salaire. Elle avait un fixe et pouvait espérer un extra les bons mois. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle ne négligeait pas son aspect extérieur. « Sur la route toute la sainte journée » pour aller d’un client à un autre, Emma était en droit d’attendre des compensations si cela s’offrait à elle.

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