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L'amour lesbien

L’amour lesbien

Qui ne se souvient pas de sa première fois où elle a fait l’amour avec une femme ?

Le nouveau roman laisser passer l’orage est consacré à cette première fois tout comme assumation, ironie du sort ou la première fois. Il n’y a pas un amour lesbien mais une multitude d’amours lesbiens. C’est le fil rouge des histoires racontées ici.

Aimer une femme quand on est une femme reste encore une sexualité subversive.

Depuis quelques années les magazines féminins consacrent de nombreux articles à ce sujet mettant en avant une vie sexuelle plus épanouie que celles des hétérosexuelles.

L’étude américaine de Kinsey parue en 2017 est venue conforter ces propos. Selon elle, 86% des lesbiennes auraient un orgasme durant l’acte sexuel contre 65% chez les femmes hétérosexuelles et 66% chez les femmes bisexuelles.

Selon les auteurs : « Par rapport aux femmes qui ont eu des orgasmes moins fréquemment, les femmes qui ont eu des orgasmes plus fréquemment étaient plus susceptibles de: recevoir plus de relations sexuelles orales, avoir une durée plus longue du dernier rapport sexuel, être plus satisfaites de leur relation, demander ce qu’elles veulent au lit, faire l’éloge de leur partenaire, appeler / envoyer des courriels à caractère sexuel, porter de la lingerie sexy, essayer de nouvelles positions sexuelles, la stimulation anale, réaliser des fantasmes, incorporer des conversations sexy et exprimer leur amour pendant les rapports sexuels. »

L’amour lesbien serait-il le nouveau Graal pour l’épanouissement sexuel des femmes ? Qu’est-ce qui expliquerait cette jouissance inouïe que décrivent les lesbiennes ?

Tout d’abord parce que cette sexualité est totalement déconnectée de la procréation. Et qu’elle ne passe pas par les hommes et leur pénis. Cette jouissance qui leur échappe explique aussi la fascination qu’elle exerce sur eux. Je salue au passage les 30 % d’hommes qui me lisent.

Ensuite cette sexualité déconstruit celle qu’on nous apprend dans les cours d’éducation sexuelle. Des préliminaires bâclés, l’idée que sans pénétration point d’acte sexuel. L’acte sexuel commence à la première caresse ou au premier baiser entre femmes. C’est aussi pour cela que l’amour lesbien n’est jamais défini car il se réinvente à chaque rapport. De fait ce n’est plus la pénétration qui en est son alpha et oméga mais le partage et la satisfaction.

Faire l’amour avec une femme c’est prendre son temps car l’acte n’est pas calibré à la performance ni à l’érection de sa partenaire. Nulle pression. Quand un rapport commence on ne sait jamais quand ou comment il finit, ni comment on atteindra l’orgasme ou pas.

La bonne connaissance que les femmes lesbiennes ont de leur corps par la masturbation par exemple leur permet de reproduire chez leur partenaire des caresses plus intimes, sensuelles et tendres. Elles savent comment atteindre le plaisir par la retenue ou l’excitation, sont à l’écoute du corps de l’autre.

L’amour lesbien n’est donc pas que le contact des organes génitaux comme dans le rapport hétérosexuel. Il est plus global et entraine toutes les parties du corps. C’est pourquoi certains orgasmes sont de véritables feux d’artifices intérieurs qui nous parcourent de la tête au pied. Une véritable « petite mort ».

Si la parenthèse enchantée est le roman à succès de ce site c’est parce qu’il est une ode à cet amour lesbien où les scènes érotiques se succèdent. Elles y sont décrites avec précisions loin des clichés des films pornographiques de l’amour saphique vu par les hommes. C’est une volonté de ma part que de le partager afin que les femmes qui me lisent et se posent bien des questions y trouvent quelques réponses.

Vous trouverez d’autres écrits qui font la part belle aux recommandations des auteurs de l’étude américaine.

Chaud bouillant avec ses échanges à caractère sexuel.

Insaisissable qui rend compte du plaisir pris à prendre son temps.

Drôle de fille le sexe pour le sexe ou l’amour bestial très éloignée de l’image d’Epinal qu’on se fait de l’amour entre femmes.

Amour virtuel, amour réel qui reprend toutes les recommandations.

Secrets de famille sur l’indicible de l’amour entre femmes, le roman le plus achevé sur l’intériorité d’un chemin douloureux.

Pour autant il serait faux de dire que l’amour lesbien est plus épanouissant que l’amour hétérosexuel. Si la notion de partage est centrale, parfois quand le couple va mal, la sexualité aussi…

Bonne lecture lesbienne à tout.e.s

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